“Je suis une mère. Je suis fatiguée, cassée et j’ai mal partout. J’ai des cicatrices, des vergetures, un ventre tout mou et déformé. Je suis une mère. J’ai créé, développé, réalisé et donné naissance à deux fils magnifiques. Je suis responsable de la vie de deux petits humains, chaque jour et chaque nuit, semaine après semaine, et je le serai pour le reste de ma vie”. Voilà comment débute le texte de Julie Boshale, cette maman qui désirait montrer à quoi ressemble une vraie maman post-accouchement. Histoire de remonter le moral de toutes les mères qui ne ressortent pas le ventre plat de l’hôpital.
“Je travaille dans un domaine largement axé sur le superficiel. Sur l’image que vous dégagez. Mais pas sur la manière dont vous vous sentez, ni sur qui vous êtes”. “Vous êtes une mère. Vous êtes vous aussi fatiguée, épuisée, cassée, douloureuse, avec des marques, des cicatrices, des vergetures et un ventre tout ramolli. Vous vivez dans un monde qui juge votre apparence. Mais sans s’intéresser à la manière dont vous vous sentez, ni à qui vous êtes vraiment, ni à ce que vous avez sacrifié… et que vous continuez à sacrifier”.
“Vous êtes belle, vous êtes incroyable, vous êtes une mère. Vous vivez dans une société qui montre tous les jours des images de femmes qui ont accouché mais qui n’ont qu’un petit ventre rebondi. Mais ces femmes ne représentent qu’une très petite minorité de mères. Pour la plupart d’entre nous, notre corps change et il change beaucoup. Il est effrayant, parfois il vous dégoûte, vous bouleverse, mais il est réel et normal”.
Des mois pour le fabriquer, des mois pour l’effacer
Par le biais de son blog, Julie Boshale tenait à montrer aux yeux du monde à quoi ressemble réellement le ventre d’une femme qui vient d’accoucher. Et il faut bien reconnaître que ces images sont rarement publiées alors qu’elles représentent la réalité des femmes. Julie a accouché de son deuxième enfant le 17 janvier à 23h10. Et d’expliquer que ces photographies ne disent pas tout de son histoire. Les photos ne montrent pas combien elle a souffert physiquement, au point qu’elle pouvait à peine marcher. Avant, Julie courrait des marathons pour le plaisir, pour le fun, mais après son accouchement, elle pouvait à peine se déplacer jusqu’à la boîte aux lettres et était incapable de porter son premier fils de deux ans.
Et de rappeler qu’après avoir donné naissance à son deuxième bébé, elle se sentait surtout comme si un camion l’avait renversée, bousillée. Entre les pertes de sang, les douleurs, le manque de sommeil, elle explique s’être demandé où était passée sa dignité. Traînant en pyjama, pleurant à chaudes larmes, avec un ventre énorme. Sans oublier les questions, les crises d’angoisse: comment parvenir à gérer deux enfants?, s’en occuper d’eux alors qu’on se sent comme un zombie?, comment allaiter tout en donnant à manger à son aîné?, avoir un jour à nouveau l’air sexy alors qu’on est incapable de rentrer dans ses anciens vêtements? Et de rappeler: “De toute façon, je suis censé rentrer dans mes bons vieux vêtements d’avant la grossesse (hahaha quelle bonne blague hein?).
Vient la deuxième semaine, tout doucement, son corps meurtri reprend vie. Entre le ventre toujours gonflé, les seins durs et douloureux, elle reconnaît se sentir tout de même un peu mieux qu’après sa première grossesse. S’écoutant plus, s’autorisant des temps de repos et reculant les visites des amis. Elle explique qu’elle reconsidère la question du modèle de ses bikinis, histoire de pouvoir cacher la cicatrice d’une opération datant de sa jeunesse qui s’est élargie suite à ses grossesses
Un ventre de jeune maman, ça ressemble aussi à ça
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